24 mai 2011
=^.^=
Je m'étais endormie dans un amour enfoui
Qui m'a offert un songe. Et il m'a réveillée :
J'ouvre les yeux sur toi... le rêve se poursuit
Dans nos regards surpris, nos mains émerveillées.
31 janvier 2011
On my own again.
Bientôt des mises à jour.
22 janvier 2011
Gens.
Les liens sont superficiels. Pas de profonde amitié.
On ne compte pour personne.
On passe, on apprécie, on est oublié.
23 juillet 2010
La paix, la vie.
Eu le besoin de quitter cette ambiance morbide - ou bien c'est moi, qui la porte ?
En ai eu assez, des paroles de mort, de maladie, de solitude et de fleurs sèches, de roses fripées et craquelées.
Ici, c'est calme. Le clapotis, très léger, d'une eau stagnante, le bruit de pluie des feuilles de peuplier qui s'agitent. Le cri d'une poule d'eau qui passe en marchant sur la berge d'en face, le croassement de quelques corbeaux, le roucoulement de quelques tourterelles, le piaillement d'une nuée d'étourneaux, les pas d'une bête à quatre pattes dans les fourrés...
La paix, la vie.
Ne penser à rien.
Écouter, regarder, respirer...
08 juillet 2010
Noctambule, 2.
Ecrire en vers, place d'Italie
où il fait toujours autant nuit.
Seule sur mon banc, comme deux autres,
j'écoute le vent, mon âme se vautre...
Les lumières tournent sur mon profil,
Les phares, l'alcool, je perds le fil.
J'attends, encore, que l'on me prenne.
Le temps se donne bien de la peine !
Monsieur, dommage, ne sourit pas,
et moi, j'attends je ne sais quoi.
- bien sûr, toi, là-bas, viens me voir !
C'est con, d'attendre seul dans le noir...
05 juillet 2010
Noctambule, 1.
Ecrire en bleu, quand il fait nuit,
Sur un banc proche place d'Italie.
Le vent se perche aux luminaires,
et dans les branches, il joue son air.
Ne pas être trop à cheval,
Ni sens, ni force, les mots s'étalent...
Des lumières vives, un ciel d'opale
qui découvre sa première étoile,
Trois clopes achetés au bistrot,
Rentrer par le dernier métro.
Ecrire en bleu, place d'Italie
Les sourires d'une nouvelle vie.
01 juillet 2010
Libertinante.
Je ne sais si je vais supporter bien longtemps
Que mon ventre se serre, étreignant le néant.
Il me faudra encore éprouver l'adversaire,
En embrassant le vent, frôlant des courants d'air.
Mon regard dans le vôtre, profitant de l'ivresse,
Avec un peu d'audace, se muerait en caresses...
Je ne demande rien, quelques fougues, quelques jeux,
La tendresse éphémère, un baiser sans enjeu.
...
30 juin 2010
Et le ciel à travers les feuilles...
Sourire aux gens dans les voitures,
Discuter avec un passant,
Regarder les feuilles sur le ciel,
et le ciel à travers les feuilles.
Compter ses doigts et leurs phallanges,
Imaginer des galaxies,
Marcher très vite de l'ombre à l'ombre,
Passer un doigt dans la ceinture,
Ecouter parler un enfant,
Suçoter une cuiller de miel,
Contempler le jour qui s'endeuille
Et envoyer valser les anges.
S'élancer, neuf, dans l'infini.
25 juin 2010
Suspensions.
Pardonne ses maladresses, ses mots sous deux mille volts, ses réactions de midinette effarée... La période est étrange. Survoltée, oui. C'est là qu'elle se suspend.
Arrêtons-nous, veux-tu, sentons tourbilloner la pleine lune dans nos veines...
- Nocturnes tribulations de l'âme relâchée. -
Te regarder dans les yeux, comme s'asseoir les jambes dans le vide.
Orner d'oubli, se balançant, l'onirisme lancinant.
Implosions perpétuelles...
Nuits irisées...
Égarons-nous...
Mais tu passes...
Attends une seconde !
N'écoute pas le vent !
Tout ce qu'il brasse est vide...
Oublie le un instant...
Il ne fait que balayer.
Nous, nous sommes là, pleins, entiers.
Et cette seconde porte des siècles.
23 juin 2010
Ou peut-être l'inverse.
Il y a des jours comme ça ou le réveil n'est pas assez brusque. Des heures peu certaines, où il s'étire avec hésitation, entre les rêves filés et le lever nécessaire. Le sommeil s'étiole, ses fibres sont doucement et irrévocablement avalés dans une spirale aspirante. Sa consistance se gâche : le corps veut dormir, l'esprit s'agiter. Ou peut-être l'inverse. Ou peut-être est-ce réparti de façon plus ou moins équitable. Le rêve, dans ces minutes, voudrait être vécu physiquement. Et la frustration nous jette dans une torpeur qui nous englue, là, entre les draps. Non vraiment, il est des réveils qui ne vous rendent ni tout à fait euphorique, ni tout à fait morne. Et on ne sait pas si on les préfère, ou si on les hait.
Bonne journée.

